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▪ Biographie

Né à Dourlers près de Maubeuge, jeune instituteur patriote marqué par le récit enthousiaste des guerres révolutionnaires et ceux des massacres cruels des blessés et des prisonniers par les soudards croates et prussiens en 1794 et en 1814, dont ses propres parents, il en tire ses premiers travaux historiques. C’est alors qu’il est directeur de l’EPS de Maubeuge qu’éclate la Révolution de 1848 dont il se félicite, mais il est révoqué dans l’été 1851 par le gouvernement conservateur dont la loi Falloux replace l’enseignement sous l’autorité religieuse. Réfugié en Belgique lors du coup d’État de Louis-Napoléon, il y écrit l’histoire de la bataille de Waterloo. De retour en France, il fréquente les cercles occultistes parisiens dès 1856 et fonde la Revue spiritualiste dont il publiera douze volumes (1858-1869) : il est alors le rival du charismatique Allan Kardec, fondateur du spiritisme. En 1864, il vient habiter Joinville-le-Pont puis Saint-Maur-des-Fossés dont il devient conseiller municipal : on l’y trouve successivement 4 avenue de la Pelouse au vieux Saint-Maur puis, après la guerre de 1870, 2 rue Baratte-Cholet à Adamville, où il écrit sa volumineuse Histoire de Saint-Maur-des-Fossés, dont certains aspects ineptes provoquent la réaction outrée du Conseil municipal et la démission de Piérart en 1876. Tandis que plusieurs de ses ouvrages sont interdits sous le gouvernement Mac-Mahon, il acquiert en 1878 le parc de l’abbaye des héritiers Bourières. Il y meurt dans la villa Bourières, où il imprime son dernier ouvrage, L’histoire du monde primitif, au moment où il essayait d’y fonder un Platonville spiritualiste et d’y développer un « culte esséno-druidique ».

Pierre GILLON

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▪ Bibliographie